Votre site existe en français, et vos clients parlent aussi allemand ou anglais. Combien coûte la version multilingue ? Réponse directe : comptez environ 20 à 30 % de plus que le même site en une seule langue pour la structure et la mise en page, puis la traduction des textes, de l'ordre de 1 000 à 1 500 CHF par langue pour un site vitrine de 8 pages traduit par un professionnel, et enfin un outil de traduction, entre 100 et 300 € par an pour les extensions WordPress les plus courantes. Le réglage pour Google, lui, ne coûte presque rien s'il est prévu dès le départ, et beaucoup s'il faut le rattraper.
Ce guide détaille chaque poste, avec des prix relevés le 6 novembre 2026, et un exemple chiffré pour un site de PME en Suisse romande.
Les trois postes d'un site multilingue
Un site en deux ou trois langues n'est pas un site copié trois fois. Le prix se répartit en trois postes :
- La structure : un sélecteur de langue, une adresse par langue, des menus, des formulaires et des messages d'erreur traduits, des mises en page qui supportent des mots allemands plus longs. Chez Kinome, cette option ajoute 20 à 30 % au prix du site (voir notre guide du prix d'un site internet en Suisse).
- La traduction : les textes des pages, mais aussi les titres pour Google, les descriptions, les textes des images et les mentions légales.
- L'outil : une extension WordPress ou le module de langues de Webflow, souvent facturés chaque année ou chaque mois.
Votre site en français, allemand et anglais ?
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Demander un devisQuelles langues pour un site en Suisse ?
Selon l'Office fédéral de la statistique, l'allemand ou le suisse allemand est la langue principale de 62 % de la population, le français de 23 % et l'italien de 8 % (relevé de 2020 ; chacun peut déclarer plusieurs langues). L'anglais compte surtout au travail : en 2024, 24 % des actifs le parlaient habituellement dans leur métier, contre 19 % dix ans plus tôt, selon la même source.
Pour une PME genevoise, l'ordre le plus fréquent est donc : le français d'abord, l'anglais si vous visez les organisations internationales, les expatriés ou des clients hors de Suisse, et l'allemand dès que vous vendez en Suisse alémanique. Mieux vaut deux langues bien tenues que trois langues à moitié traduites : une page en allemand approximatif fait plus de tort qu'une page absente.
Traduction : professionnelle, automatique ou les deux
Il n'existe pas de grille officielle publique des tarifs de traduction en Suisse. Pour donner un ordre de grandeur, un guide de facturation destiné aux traducteurs suisses (septembre 2026) prend comme exemples 0,28 CHF par mot pour une traduction de l'anglais vers l'allemand, 0,30 CHF pour un manuel technique, 0,08 CHF par mot pour une relecture, et un supplément de 30 % en cas d'urgence. Un site vitrine de 8 pages compte souvent 3 500 à 5 000 mots : à 0,28 CHF, cela donne environ 1 000 à 1 400 CHF par langue. Demandez toujours un devis à votre traducteur : les tarifs varient selon la langue, le domaine et le volume.
La traduction automatique coûte bien moins cher. DeepL Pro affichait par exemple, le 6 novembre 2026 pour l'Allemagne, 7,49 € par mois pour l'offre Individual et 24,99 € par utilisateur et par mois pour l'offre Team, en facturation annuelle (les prix en francs peuvent différer). Point important pour une entreprise : selon la politique de confidentialité de DeepL, les textes de la version gratuite peuvent servir à améliorer ses modèles, ce qui n'est pas le cas avec la version Pro.
Notre conseil : traduction automatique pour un premier jet, puis relecture par une personne de langue maternelle pour les pages qui vendent (accueil, services, prix, contact). Le vocabulaire de votre métier, le ton et les tournures suisses (« courriel » ou « e-mail », « ss » et jamais « ß » en allemand de Suisse) ne se devinent pas.
Les outils et leur prix
Sur WordPress, quatre extensions dominent. Prix relevés le 6 novembre 2026 sur les sites des éditeurs, hors taxes quand c'est indiqué :
| Outil | Prix | À savoir |
|---|---|---|
| Polylang Pro | dès 99 € par an | 50 % de remise au renouvellement ; DeepL intégré avec votre propre clé |
| WPML | 39 €, 99 € ou 199 € | 99 € pour 3 sites avec 22 500 mots de traduction automatique |
| TranslatePress | 99 €, 199 € ou 349 € par an | 99 € pour 1 site avec 50 000 mots de traduction par IA |
| Weglot | de 15 € à 79 € par mois (ou 150 € à 790 € par an) | 29 € par mois pour 3 langues et 50 000 mots au total |
Sur Webflow, le module de langues (Localization) coûte 9 $ par mois et par langue dans l'offre Essential (jusqu'à 3 langues en plus de la principale) et 29 $ dans l'offre Advanced (jusqu'à 10 langues, URL traduites). Les deux génèrent les adresses par langue et le plan du site pour Google. Pour choisir la plateforme elle-même, voir notre comparatif WordPress, Webflow ou sur-mesure.
Attention aux quotas : chez Weglot, le nombre de mots est un total qui ne se renouvelle pas chaque mois. Un site qui grandit (blog, nouvelles pages) peut obliger à changer d'offre.
Le réglage pour Google : quatre règles
Un site multilingue mal réglé se fait concurrence à lui-même dans Google, ou montre la mauvaise langue au mauvais visiteur. La documentation de Google sur les versions localisées et les sites multilingues tient en quatre règles :
- Une adresse par langue, par exemple /de/ et /en/, plutôt qu'une langue choisie par un cookie ou un paramètre d'adresse.
- Des annotations hreflang qui relient les versions entre elles : chaque page cite sa propre langue et toutes les autres, sinon Google peut les ignorer. On peut préciser la région, comme fr-CH ou de-CH, et prévoir une page de repli (x-default).
- Pas de redirection automatique selon la langue du navigateur : Google le déconseille. Proposez plutôt un sélecteur visible. Certains outils offrent cette redirection en option : laissez-la désactivée.
- Un contenu vraiment traduit : Google reconnaît la langue d'une page à son texte visible. Un menu traduit sur une page restée en français ne compte pas comme une page en allemand.
Pensez aussi aux titres et descriptions de chaque page dans chaque langue, et aux mots que les gens tapent vraiment : la traduction littérale d'un mot-clé n'est pas toujours la requête utilisée à Zurich ou à Londres. Notre guide du référencement naturel détaille la méthode.
Exemple chiffré : un site vitrine en trois langues
Une PME genevoise de services veut un site vitrine de 8 pages en français, avec une version anglaise et une version allemande. Ordre de grandeur, sur la base de nos tarifs publiés et des prix relevés plus haut :
- Site vitrine en français : 3 000 à 12 000 CHF selon la conception (notre grille des tarifs).
- Option multilingue (structure, sélecteur, réglage pour Google) : 20 à 30 % de plus, soit 600 à 3 600 CHF.
- Traduction professionnelle de 4 000 mots vers deux langues : environ 2 200 CHF à 0,28 CHF par mot, moins si une traduction automatique relue suffit pour les pages secondaires.
- Outil : environ 100 à 300 € par an sur WordPress, ou 18 $ par mois pour deux langues sur Webflow (offre Essential).
Le poste le plus souvent oublié n'est pas dans cette liste : la mise à jour. Chaque nouvelle page, chaque prix modifié doit l'être dans toutes les langues. Prévoyez qui s'en charge avant de lancer la deuxième langue.
Un site multilingue sans mauvaise surprise
Nous partons de vos clients réels pour choisir les langues utiles, puis nous chiffrons chaque poste.
Parler de mon projetQuestions fréquentes
Combien coûte un site multilingue en Suisse ?
Comptez le prix du site en une langue, plus 20 à 30 % pour la structure multilingue, plus la traduction (environ 1 000 à 1 500 CHF par langue pour un site vitrine de 8 pages traduit par un professionnel) et un outil, souvent entre 100 et 300 € par an sur WordPress.
Peut-on traduire son site avec DeepL ou ChatGPT ?
Oui pour un premier jet, à condition de faire relire les pages importantes par une personne de langue maternelle. Préférez une offre payante pour les textes de l'entreprise : avec la version gratuite de DeepL, les textes peuvent servir à améliorer ses modèles.
Faut-il une adresse par langue pour Google ?
Oui. Google recommande une adresse distincte par version linguistique, reliée aux autres par des annotations hreflang, et déconseille de rediriger automatiquement les visiteurs selon la langue de leur navigateur.
Quelles langues choisir pour un site à Genève ?
Le français d'abord, puis l'anglais si vous visez les organisations internationales ou des clients hors de Suisse, et l'allemand si vous vendez en Suisse alémanique, où vit la majorité de la population.
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